Nos Objectifs
Madagasikara Voakajy a comme objectif l’utilisation de la science de la conservation et de la participation des communautés afin de mieux protéger les espèces endémiques malgaches et leurs habitats. Actuellement, nous avons des programmes consacrés aux caméléons, aux grenouilles Mantella et aux chauves-souris ainsi que plusieurs stratégies relatives aux programmes permettant l’intégration de ces différentes activités:
1. Source de revenus et exploitation
Il est important de comprendre le fonctionnement de la biodiversité comme ressource économique et de savoir si elle donne des opportunités pour la conservation ou des menaces pour les populations et les habitats. Nous nous intéressons à la consommation d’animaux sauvages (chauves-souris, lémuriens, grenouilles) par la population et à la manière dont ce fait contribue aux revenus de la famille et à la sécurité alimentaire. Les menaces associées aux gibiers sont aussi étudiées, et ces menaces comprennent le risque de transfert pathogène de l’animal à l’homme et les impacts de l’exploitation inadmissible. Nous cherchons aussi d’autres moyens de permettre l’exploitation des espèces auxquelles nous nous concentrons afin d’améliorer les revenus, y compris l’écotourisme, les paiements directs pour la conservation et les bénéfices que la communauté gagne grâce à la commercialisation des espèces citées en Annexe II (CITES).
2. Recherche appliquée et science de la conservation
Les décisions sur la gestion de la conservation et de l’allocation des ressources sont prises le mieux avec des données scientifiques solides sous réserve de vérification. Par conséquent, nous nous efforçons de mener des recherches de haute qualité et d’en publier les résultats dans des revues scientifiques. Si possible, nous établissons un lien entre nos projets de recherche, la conservation et les revenus de la population. Par exemple, nous utilisons les résultats d’une étude du régime et des déplacements du renard volant pour promouvoir sa conservation, car c’est un agent disperseur de graines. Mais seule la meilleure compréhension de l’écologie des espèces qui nous intéressent peut nous permettre de concevoir et d’élaborer des plans de conservation appropriés.
3. Education et renforcement de capacité
L’éducation est la pierre angulaire de la conservation au niveau de la communauté et nous engageons toujours la population locale dans les sites où nous travaillons. En effet, les espèces qui nous intéressent ont tendance à ne pas être protégées (ex. : les chauves-souris) ou se trouver à l’extérieur des aires protégées (ex. : Mantella aurantiaca) ; ainsi, la participation de la communauté est préalablement nécessaire plutôt qu’avantageuse.
Par notre programme de formation d’étudiants, nous continuons à élever la prochaine génération de chercheurs malgaches. Pourtant, nous croyons aussi que la capacité a besoin de soutien et d’appui après sa mise en place et en conséquence, nous visons à créer des carrières pour les biologistes malgaches qui promettent à travers la création d’emplois.
4. Conservation des sites
Nous sommes devenus de plus en plus impliqués dans la conservation des habitats critiques pour les espèces qui nous intéressent. Ces sites sont d’habitude des petits fragments de forêts qui ont été ignorés dans les programmes de conservation, mais qui sont essentiels pour la survie de certaines espèces de chauves-souris frugivores et d’autres amphibiens menacés.
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